• bernadette desage

Le temps des possibles

Dernière mise à jour : 15 avr.

Le temps des bouquineurs Novembre 2021



Cendrine a savouré Les possibles de Virginie Grimaldi Fayard.2021




Comment vit-on avec un parent dont la mémoire est défaillante, surtout quand ce parent a toujours eu naturellement un comportement loufoque?

Roman de l’amour et de la résilience, de la positivité et de la bienveillance.

C’est toujours un plaisir de lire Virginie Grimaldi





Les derniers livres de Virginie Grimaldi :



Toujours grâce à Cendrine, nous découvrons Maliki. Souillon, parfois Maliki, né le 8 février 1979, est un auteur de bande dessinée et écrivain français, principalement connu pour son webcomic Maliki. Wikipédia


c’est un auteur de blog enfants/adultes avec un côté militant dans son rapport aux maisons d’édition. Actif sur internet depuis 2004, talentueux, il a une thématique récurrente : les chats.

Ils se lancent dans l’auto édition grâce à une plateforme de financement car le gain avec la maison d’édition n’est pas assez rémunérateur. Ils rachètent les 800 exemplaires de leur livre promis au pilon.








Leur blog est un enchantement ; humour, talent, créativité et bonne humeur assurés.




En attendant la fin du monde Marc Dubuisson 2021.

Exemplaire-Editions La maison qui édite autrement

Cendrine nous explique qu’il s’agit d’un lancement d’œuvre en financement participatif. Tenter



ourcir les circuits pour pouvoir vivre de son travail.

« Dans « En attendant la fin du monde », Marc Dubuisson, l’auteur de « Amour, djihad & RTT » (Delcourt), de « A peu presque » et de « Ab Absurdo » 1, 2, 3 et 4 (Editions Lapin), réunit ses meilleurs dessins de presse de la saison 2020/2021, et présente quelques inédits. On y parle de politique et de société mais aussi d’actualité, de pandémies diverses, et de tas d’autres facéties.

En bonus, certains strips seront commentés dans la marge par l’auteur lui-même, pour que vous puissiez tout savoir sur les arcanes de sa création (et sur son esprit tordu). "









« En attendant la fin du monde sera un recueil de mes meilleurs dessins de presse de l’année écoulée. Le livre se composera de 160 pages au format horizontal, ce qui en fera un livre à part et permettra une nouvelle lecture des strips que vous aurez peut-être déjà vu passer ici ou là.

Ce type de format est toujours très compliqué à caser chez un éditeur car il ne correspond pas à ce qui se fait habituellement. Mais ici, c’est NOUS qui DÉCIDONS et c’est VOUS qui pourrez RENDRE CE LIVRE POSSIBLE grâce à votre soutien financier.

De plus, l’autre avantage de faire ce livre ensemble, vous et moi, c’est qu’on peut choisir l’imprimeur. Pas question, dès lors, de le faire imprimer à des milliers de kilomètres pour faire baisser les coûts, l’imprimeur sera local et basé à Mouscron, en Belgique, près de la frontière française, tout comme l’entreprise chargée de l’impression des stickers et des cartes postales dont je vous parlerai un peu plus bas. Les sérigraphies seront, quant à elles, réalisées par un atelier lillois. »

Il n’est pas question de citer davantage en le recopiant le site de cet auteur belge, allez à sa rencontre sur internet, c’est rafraichissant, créatif et il s’inscrit dans le développement durable et la juste répartition du salaire entre tous les acteurs de la filière du livre.

MERCI Cendrine de nous offrir la découverte de telles pépites.


Michèle a lu Mona Ouzouf Les mots des femmes Gallimard 1999

« La France a longtemps passé pour le pays des femmes. Elle a pourtant la réputation d'être aussi celui d'un féminisme timoré qui a tardé plus qu'ailleurs à asseoir ses conquêtes. D'où vient cette timidité ? Et pourquoi le discours du féminisme extrémiste trouve-t-il en France si peu d'écho ? C'est ce paradoxe qu'explore le livre de Mona Ouzouf, en donnant à entendre «les mots des femmes», ceux qu'elles ont choisis elles-mêmes pour décrire la féminité. Ainsi se succèdent les figures et les voix de Madame du Deffand, Madame de Charrière, Madame Roland, Madame de Staël, Madame de Rémusat, George Sand, Hubertine Auclert, Colette, Simone Weil, Simone de Beauvoir. Cette galerie de portraits fait découvrir la diversité inventive des cheminements féminins. Elle met en valeur une singularité française dont l'essai qui lui succède restitue l'histoire et les contours. La postface répond aux étonnements et aux critiques que le livre a suscités, en réaffirmant une de ses hypothèses… »






Michèle a aimé entendre la voix de ces femmes, le caractère des personnages et le fait de pouvoir lire ce livre à plusieurs reprises.



















Citations :

« Ce n'est pas à l'éternité qu'elles aspirent, mais à la durée humaine. »

« La liberté de l'ironie est pourtant ici partout présente, à la manière d'un sourire intérieur... (p.95) »

« Le féminisme français a par ailleurs résisté à cette réfection complète du lexique et de la syntaxe qu'ont entreprise, en édictant des codes de correction langagière, certaines universités américaines. Nulle universitaire française ne remercierait ses étudiants d'avoir bien voulu participer à son "ovulaire" (ovular), extravagant substitut imaginé par une philosophe américaine pour le mot "séminaire" (seminar), trop agressivement phallique à ses yeux. »





Annie nous parle d’un livre dont elle a oublié le titre et l’auteur. Elle cite la très belle phrase de son mari : « C’est le livre qui te lit »

L’intrigue de ce livre mystérieux est la suivante : Après avoir couru toute sa vie pour réintégrer sa condition de femme, une femme retrouve son bourreau, le tue et est condamnée à mort.




Martine lit plusieurs livres à la fois comme beaucoup d’entre nous.

Elle nous parle de Dona Leon, auteure américaines de polars qui ont pour cadre, Venise où l’auteure séjourne encore une semaine par mois et où elle a vécu pendant trente ans.

Le héros est le désormais célèbre commissaire Brunetti, policier humain et attachant.



Mort en terre étrangère est l’un de ces polars.










On découvre un jeune homme mort au bord d’un canal Le thème principal est l’atteinte à l’environnement et la gestion mafieuse des déchets avec par exemple la construction de bâtiments sur des décharges sauvages.

Il y a une minutieuse description de Venise, de ses ponts, églises, petits commerces.


Un autre ouvrage traite de l’esclavage humain.









Martine poursuit avec deux ouvrages d’Olivier Norek : Surface et Entre deux mondes.


Surface :

Il s’agit de la reconstruction d’une capitaine de police placardisée, renvoyée à la campagne.

Et l’imprévu surgit.

Thriller haletant, encensé par la critique.


Critiques :



LeMonde 17 mai 2019

Intrigue serrée, personnages com­plexes, sombre ambiance : après sa trilogie ­centrée sur le capitaine Coste [...] l’ex-policier ­Olivier Norek confirme sa maîtrise du genre.



Liberation 30 avril 2019

L’extrême maîtrise des sujets liés à l’enquête policière pourrait alourdir le style de détails, il n’en est rien. Norek écrit simple, bref et efficace, une des raisons de son succès renforcé par une campagne de promotion massive de son éditeur, Michel Lafon.



LePoint 27 mars 2019

Un cold case impossible pour une femme qui n'ose même plus montrer son visage.




Entre les deux mondes Olivier Norek Michel Lafon 2017




" UN INCONTESTABLE TALENT. " Pascale Frey, ELLE (Surtensions) " UN ÉCRIVAIN, POLICIER DE MÉTIER, AUTEUR DE TALENT. " Gérard Collard, LCI (Territoires) " L'ÉLECTROCHOC ! " Julie Malaure, Le Point (Territoires) " DU GRAND ART DE POLAR. " Delphine Peras, L'Express (Code 93) " ON RESSORT BLUFFÉ. " Bruno Corty, Le Figaro littéraire (Code 93)






Sonia nous parle de Maram al Masri, poétesse syrienne qui se traduit elle-même.

C’est une poésie très sensuelle, sensorielle.

Aujourd’hui Sonia a choisi La robe froissée Editions Bruno Doucey 2012





Elle nous parle plus particulièrement de ce poème :



Lettre d’une mère arabe à son fils

Maram Al-Masri

La liberté est un cri l’explosion d’une corde dans une poitrine qui n’en peut plus.

La liberté est la maîtresse de la force la Belle des belles déesse de la sagesse car le monde devient sourd aux cris des mères car le monde ne prend plus dans ses bras la gazelle blessée qui a fui la balle du chasseur car il y a entre nous, mon fils, des montagnes des mers des vents et des nuits sans couleurs rythmées de peur et d’espoir

Mon fils, sois la goutte d’eau qui formera la vague avec les autres gouttes qui nettoiera la côte du monde et adoucira le rocher pointu.

Mon fils, sois le souffle qui s’unira à l’air pour que la tempête arrache les racines de l’injustice

Sois l’étincelle dans la lumière, que le soleil de la liberté illumine ton pays.

Ta vie m’est chère… comme celle des enfants de toutes les mères je te dédie, mon fils, à la liberté.

Maram al-Masri, in La robe froissée,



Autres extraits de ses œuvres :

« Tu me dis : le quotidien tue l’amour Je te dis : l’amour fait vivre le quotidien. »


Par la fontaine de ma bouche de Maram al-Masri

« Je te donne un corps fait de baisers sculpté de caresses hâlé de soleil qui désire qui embrasse et jouit je te donne deux bras je te donne des mains des doigts je te donne deux jambes je te donne un nid je te donne un dos je te donne je te donne une âme "


« A travers le sourire des rideaux la lumière a réussi à s'immiscer pour dénoncer la poussière qui danse et celle qui se repose après son vol captée en flagrant délit de s'allonger dans une fainéantise délicieuse sur la surface des choses et sur ma peau »


« Les visages des enfants sont les sourires du cœur ils ont goût de Nutella Leurs joues sont des fraises des bois Leur bouches sont des lotus sacrés Leurs mains sont des brins de violette Et leurs rêves sont la soie de la vie Sacha, Luna, Patricia, Emilie, Lucie Guillaume, Sinan, Mathieu, Ryan, Samer Fatima, Sarah Shéhérazade Syrine Firouzeh Qu'importe le nom qu'ils portent Qu'importe leur couleur Qu'importe leur religion Ils sont l'étreinte du ciel et de la terre. »

Quelques livres de Maram Al Masri :




Et

-Par la fontaine de ma bouche

-Cerise rouge sur Carrelage blanc

-Les âmes aux pieds nus





Evocation Amin Maalouf, écrivain franco libanais qui a écrit une œuvre très riche et notamment Samarcande.



Bernadette présente les trois livres suivants :

La femme Ourse de Karolina Ramqvist Editions Buchet Chastel 2021.

Karolina Ramqvist est romancière, journaliste et aujourd’hui une voix féministe importante en Suède

C’est un livre à tiroirs, un livre miroir.

C’est un livre dont certains tiroirs ne sont pas ou jamais fermés alors qu’on en ouvre déjà de nouveaux.

C’est le roman de l’auteure qui se raconte en train d’écrire l’histoire de Marguerite de Rocqueval, en train de lire les auteurs ayant écrit sur Marguerite. Elle s’appuie sur trois références qu’elle cite très souvent en s’interrogeant sur leurs sources et les choix politiques, littéraires et féministes empruntés par ces auteurs. (Voir dans « parlons livres »).

Marguerite de la Rocque de Roberval est abandonnée par son tuteur sur une ile déserte du Saint Laurent. Elle sera sauvée par des marins et ramenée en France.

On ne connait son histoire que de 1536 à 1544. Le reste de sa vie est effacé de l'Histoire.







Critique :


LeMonde 31 août 2021

Un ouvrage (essai ? récit ? roman ?) qui mêle le quotidien de son autrice, en quête de vérité, à celui d’une robinsonne du XVIe siècle.


Citations :

« L'écriture s'accompagne d'une honte, d'une culpabilité incessante, le fait de composer des phrases au lieu d'exercer un métier qui profiterait à mon entourage, de vivre pour écrire au lieu de vivre pour les autres, de transformer l'existence des gens, de s'emparer d'une réalité et d'en faire des phrases, de la coucher de force sur le papier au lieu de... »

« Je savais que certains écrivains redoutaient de découvrir un monstre au fond d’eux-mêmes, sans doute parce qu’ils refusaient de résoudre leurs propres énigmes, me disais-je, sur quoi écriraient-ils autrement, et puis j’ai compris que ce n’était pas ça, le risque, en tout cas pas pour moi. Ce qui me faisait hésiter, c’était l’idée de ce qui se passerait si je n’étais plus cette personne qui avait besoin de fuir ou de se protéger. Qu’adviendrait-il de ma plume si elle ne tendait plus vers cela – et qui deviendrais-je alors ? »

« Mon existence avait été dépendante de cette lumière crue qui peut se dégager d'une page blanche, mais aussi de l'idée que je n'aurais jamais besoin de m'impliquer, de vivre dans les mêmes conditions épouvantables que le commun des mortels, puisque je n'exigeais personne à mes côtés tant que j'avais l'écriture. »





Au contoir du presbytère de Ronan Manuel Editions BonVieuxTemps 2021

Ronan Manuel, journaliste nous ravit actuellement sur Radio Rennes où ses critiques littéraires nous donnent l’irrépressible désir de lire les livres dont il se fait le porte-parole.




Ces « Calembredaines et fariboles « sont un enchantement.

Laissez le recueil de nouvelles et contes auprès de la cheminée ou à côté de votre fauteuil favori afin de prendre le temps de déguster ces « savancetés » et vous reprendrez volontiers la lecture ou relecture de quelques pages pour la route.



Olivia Sautreuil Illustratrice de Comment on sait que la terre est ronde Bayard Jeunesse 11/2021

Présentation de l’éditeur :

« Auteur et illustrateur

Formée à la Central Saint Martins à Londres, Olivia Sautreuil est devenue graphiste et illustratrice pour la presse et l'édition (Milan, Gallimard jeunesse…). Passionnée de sérigraphie, elle réalise ses dessins sur sa presse, dans son atelier à Bruxelles, ou en s'inspirant de cette technique. Chez Bayard, elle a illustré ARTEMIS dans la série des feuilletons de la mythologie, Thor en roman doc Mythologie, ou Bestioles, en petite enfance… «


L'évolution dans l’interprétation de la représentation de l’univers à travers les siècles.

5 grandes thématiques : – La Terre ; – Le visible et l’invisible ; – Le corps humain ; – L’univers; – Le vivant

A partir de 8 ans et sans limite d’âge, les adultes trouveront des réponses à des questionnements fondamentaux traités parfois avec humour.

En avant-propos, les auteurs et l'illustratrice déplorent l’absence de figures féminines dans l’histoire des découvertes ou plus précisément l’occultation de leurs rôles.


Les jeux de mots et la mise en page facilitent la lecture pour les plus jeunes. Les belles et inspirées illustrations d’Olivia Sautreuil en font un très bel ouvrage que vous conserverez longtemps.

Une suite à cet ouvrage est en préparation.

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